1728 : une mise à l'encan exceptionnelle (AsAR_09)
Difficiles lendemains de peste en ces années 1721-1728 ! Par bonheur, dans les périodes cruciales, la forêt de la Lare représente une aubaine pour les consuls auriolais : c'est leur mine d'or du Pérou. Ainsi, la mise aux enchères au plus offrant d'un secteur du bois communal permettra non seulement de solder les créances qui arrivent à échéance mais, peut-être aussi, et si tout se passe bien, de régler quelques problèmes de trésorerie du moment. Suivons Marcel GUIGOU pas à pas pour découvrir le processus d'une mise à l'encan sous l'Ancien-Régime à Auriol (13). Vu du rocher « Le Dugou », le Vieil...
1765 : l'élargissement du Grand Chemin d'Auriol, sortie de crise ! (AsAR_23)
Suite et fin de la saga de l'élargissement du Grand Chemin d'Auriol sous l'Ancien-Régime. Comme le dit un vieux proverbe provençal "Un bon acoumoudamen vau miès qu'un marrit proucès". Au mois de février 1762, la communauté d'Auriol demanda au "Sieur Nicolas Azard, ingénieur résidant au lieu de Saint-Zacharie, de faire trois plans figurés de l'entrée de ce lieu au levant pour servir contre le devis fait par MM. les Procureurs du Pays" (1) . On pensa que l'affaire serait longue et difficile. La maison dont Madame la Marquise d'OLLIERES avait hérité de son oncle Messire Nicolas d'HERMITTE, seigneur...
1762 : l'élargissement du Grand Chemin, la crise dure... (AsAR_22)
Entre la Communauté d'Auriol et la Marquise d'Ollières la crise promettait de durer. Ce fut le cas. Après la première alerte du 31 mars, un nouvel élément était venu changer la donne. Le 27 octobre 1761, les consuls d'Auriol apprirent officiellement qu'étaient prévus le surbaissement et l'élargissement du seul pont d'Auriol, le pont Notre-Dame appelé aussi pont de l'Hôpital. Comme de bien entendu, l'alignement de la propriété de la Marquise se plaçait dans ce cadre très précis. Pourquoi, alors, ne l'avoir pas indiqué auparavant ? Le Pont Notre-Dame dit aussi pont de l'Hôpital fut surbaissé et élargi...
En 1762, l'alignement d'un bûcher et l'expropriation de quelques arpents de terre mirent le feu aux relations existant entre la communauté d'Auriol et Madame la Marquise d'OLLIERES. (1) La porte Saint-Sébastien de l'église paroissiale vue de la rue Marius-Pascau. Ph MG. Le 31 mars 1761, Monsieur de MORICAUD « l'un des Messieurs (sic) les Procureurs du Pays étant en dépêche avec le sieur Vallon, ingénieur du Pays, il fut déterminé en présence des Consuls (...) de rendre plus facile l'entrée de ce lieu formée par un arc en pierre de taille du côté du levant ». Le but poursuivi était de « donner au...
Violente dispute aux Boyers, suite et fin (AsAR_08)
Le 4 décembre 1780, Joseph BOYER avait donc porté plainte contre Jean BLANC auprès du juge seigneurial d'Auriol. Et voilà que, cinq jours plus tard, maître Vincent LEGUERN, un des notaires d'Auriol, dépose à son tour sur le bureau de ce même juge une requête de plainte pour Jean BLANC contre Joseph BOYER. Avec ces deux-là, nous sommes en pays de connaissances. Comme si de rien n'était, le demandeur expose ses griefs à l'encontre de celui qui, dit-il, lui voue « depuis longtemps... une haine implacable qu'il manifeste partout ». C'est désormais parole contre parole. Au quartier d'Encrimaud, sur...
Bonsoir, quels "crimes" avait donc commis Roquevaire pour qu'en l'an 6 la ville soit "en état de siège" ? Où pourrai-je trouver des renseignements, car je n'habite plus dans le 13 ! merci, selma cayol (Vous pouvez abonder cette réponse en ajoutant un commentaire : lien en bas à droite de l'article) L'an VI du calendrier républicain commence le 22 septembre 1797 et s'achève au 21 septembre 1798 du calendrier grégorien. Nous sommes sous le Directoire et, à Roquevaire, le premier magistrat du village (le "maire") est François JAUBERT. On l'appelait alors le "Président de l'administration municipale"....
Décembre 1780 : violente dispute aux Boyers (AsAR_07)
La vie n'est pas un long fleuve tranquille. La requête de plainte déposée le 4 décembre 1780 pour Joseph BOYER, fils de Jean-Baptiste dit Cadet, contre Jean BLANC dit Landrivas, en offre une belle illustration. Le document (une feuille de papier timbré tamponnée du sceau « Provence – Trois sols » format 30/26) permet d'entrevoir tout un pan du quotidien des gens de la vallée de l'Huveaune et du Merlançon, leurs grands et leurs petits soucis. Marcel GUIGOU propose de laisser au lecteur l'opportunité d'apprécier le caractère enlevé et inattendu d'un récit digne de PAGNOL. Les événements relatés se...
Décembre 1788 - Janvier 1789 : l'hiver terrible (ASAR_06)
L'année 1789 a commencé sous des auspices défavorables. Une terrible vague de froid s'est abattue sur tout le royaume. "L'automne avait été pluvieux jusqu'au 15 décembre", écrit Louis PUECH, notaire à Martigues. Il poursuit ainsi : « A compter du 24 Xbre (décembre), le vent du Nord ayant repris, le froid commença à être rigoureux. Il augmenta par gradation jusqu'au 30. Il devint si excessif ce jour-là que le grand étang glaça en entier". A Auriol, on casse la glace. Le peuple a faim. "L'émotion populaire" gronde. « La perte sur les souches de vigne (...) est très sensible dans les domaines de Montvert,...
Le règlement de Police de 1687 (seconde partie) (AsAR_05)
Voici la seconde partie de l'article portant sur le Règlement de Police de 1687. Voyons comment les "plus apparents" de la communauté d'Auriol envisagent de satisfaire aux désirs publics et régler les abus et désordres qui se commettent sur le terroir d'Auriol. Après l'obligation d'énoncer les interdits vient une obligation évidente... Selon le règlement de police de 1687, « les plébéiens et gens sans aveu, sans biens ni domicile, les voleurs » étaient « mis au carcan pour y demeurer pendant trois heures » afin de purger leur peine exposés aux yeux des passants. Le carcan était le collier de fer...
Le règlement de Police de 1687 (première partie) (AsAR_04)
C'est une évidence : en tous lieux et en toutes circonstances, l'ordre établi mise avant tout sur la tranquillité publique. Voilà pourquoi en ce 16 novembre 1687, « les plus apparents » de la communauté d'Auriol décident de « dresser des articles pour servir à l'avenir de règlement et police ». Selon les consuls et conseillers, il faut « satisfaire aux désirs publics et régler les abus et désordres qui se commettent, tant audit lieu d'Auriol que dans son terroir ». Sous l'Ancien Régime la prison seigneuriale donnait sur la rue « Darrié Barri » (derrière les remparts), au N° 19« Rue Grande » de...