A côté d'Auriol : du choeur de Saint-Zacharie à l'oratoire de saint Maximin
Nous savons comment les pas de Marie-Magdeleine se sont imprimés dans les calcaires de Rougiers, au pied de la Sainte-Baume. Restons sur la piste des proches de la sainte Famille pour retrouver, en haute vallée de l'Huveaune, une curieuse relique vénérée à Saint-Zacharie (Var) depuis le XIIIe siècle. La quête de vérité nous entraînera jusqu'à Saint-Maximin. D'après certains auteurs (1), la sandale de Marie daterait de la fin du Ier siècle ou du début du IIème siècle de notre ère. La relique a été prise très au sérieux par l'église catholique romaine puisqu'en 1945, une bulle du Saint-Siège accorda...
Sur cet extrait du Plan Cadastral ancien (1830), on voit très bien que le terrain communal de la glacière (orange) est coincé entre le Basseron et le chemin du Braou. Nous avons fait figurer la Mairie actuelle, « L'Aire de Jean-Marie » et le cimetière, colorié en jaune l'avenue Marceau Julien et le chemin du Braou, tracé en rouge l'angle de prise de vue de la photo sur laquelle le Basseron se trouve au premier plan. Construite à la fin du XVIIe siècle, la glacière communale de Basseron a disparu depuis si longtemps qu'elle n'existe que de nom. Pour la tirer de l'oubli, il a fallu mener une enquête...
"L'utilité et la santé publique" ne sauraient souffrir le moindre retard ! Votée dans l'urgence en juillet 1695, la construction de la glacière communale d'Auriol ne pouvait attendre trop longtemps. Ill : Le torrent de Basseron (voir flèche), à sec, "se jette dans l'Huveaune (rive gauche) immédiatement en amont du pont de l'Hôpital", appelé autrefois pont Notre-Dame. Nécessité En effet, dès l'année suivante, la glacière était bâtie. En l'occurrence, "nécessité" avait fait loi. Le fait fut attesté par l'article 130 "extrait du rolle des amortissement arresté au Conseil Royal des finances tenu à...
Formes étymologiques de Pédéguien : - "in territorio de Auriolo, loco dicto al pies de guionacte du 19 décembre 1453 - "piey de guyon confrontatur cum vinea Bertrandi SUAVE...", acte du 12 janvier 1472 --------
Les amoureux d'histoire locale ont longtemps cherché la glacière communale d'Auriol. Si la date de sa construction - 1695 - était parfaitement identifiée, il en allait tout autrement de son lieu d'implantation. S'agissait-il de la glacière des Encanaux bien connue des promeneurs ? Ou encore de celle du quartier de Joux ? Disons-le tout net : ni de l'une ni de l'autre. Premier indice : une délibération du conseil municipal La construction d'une glacière à Auriol fut décidée par délibération du 24 juillet 1695. La question était évoquée pour la première fois. Ce jour-là, le conseil moderne se trouva...
Il fait chaud ? Allez ! Une simple et très agréable ballade pour découvrir la glacière des Encanaux (et sa flore spécifique), à Auriol, en remontant le ruisseau de Vède en direction de la Sainte-Baume. Itinéraire Pour accéder au site des Encanaux : 1) en venant d'Auriol, au sortir de l'autoroute A 52 (bretelle d'Auriol), suivez la RD 560 vers Saint-Zacharie : - 150 mètres plus loin, vous atteignez le rond-point de l'Éolienne, - prenez à droite le CD 45a vers "La Ste-Baume/Le Plan d'Aups". 2) en venant de St-Za, au rond-point de l'Éolienne prenez à gauche le CD 45a vers "La Ste-Baume/Le Plan d'Aups",...
Inondations en octobre : les caprices de l'Huveaune.
C'était un de ces jours pluvieux d'octobre, il y a très précisément 158 ans, presque jour pour jour. Une inondation – de celles qui comptent ! – ravagea toute la vallée de l'Huveaune jusqu'à Marseille. La pierre encastrée dans un mur de l'avenue Ravel Thimothée à Auriol témoigne de l'importance du phénomène. Si, comme la rumeur publique l'affirme, l'histoire se répète, alors la lecture de cet article de Marcel GUIGOU peut s'avérer utile... Mis à jour le 12 octobre 2016. Au_N°8 de l'avenue RAVEL Thimothée, la pierre de l'inondation du 19 octobre 1858 (flèche). La rue Cluée est la première rue, à...
Expositions de grossesse à l'auditoire de justice d'Auriol (1ère partie /4)
Déclaration de grossesse... On connaît... Mais... "exposition de grossesse" ! L'expression est suffisamment ambiguë pour que la réponse n'aboutisse pas, ou alors seulement de manière très incomplète. Essayons d'y voir plus clair dans cet article et ses trois suivants. L'auditoire de justice se trouvait rue Dernier Barry (aujourd'hui, rue Grande), le long du Grand Chemin. Sur cette carte semi moderne des années 50, on reconnaît Monsieur PIGNOL, bourrelier, bien installé sur une chaise devant son atelier (N°25). Au 23 était la menuiserie de Monsieur SICARD. L'auditoire de justice occupait, au N°19,...
Expositions de grossesse : détails de la procédure (partie 2/4)
(..."fils aîné de X., marchand, cardeur à laine du lieu de Rougiés lequel) fréquente bien ce lieu, y vient vendre de la laine de drap et bien des denrées ; toutes les fois qu'il venait en ce lieu, l'allait voir et luy témoignait beaucoup d'affection, luy faisant même apporter par son père bien de différentes denrées (par son père : barré) qu'elle luy payait et les débitait en détail à sa boutique, et cela ayant continué jusques à huit à neuf jours avant la St Simon dernier, vingt (huit : en exposant) octobre, fort honnestement ; un des susdits jours qu'elle ne se rappelle pas, ledit R. qui était...
Expositions de grossesse : l'envers du décor (partie 3/4)
Ci-dessus : "plus rusé et plus fin que l'exposante l'auroit séduite sur des promesses de mariage et ensuite l'auroit séduite un soir environ sur les sept heures dans le jardin de son pere attenant a lad. maison du cotte du midy et l'auroit prise de force sous un murier avec des violences"... Les expositions de grossesse dévoilent au grand jour l'envers du décor de la société provençale sous l'Ancien Régime. Elles parlent d'une violence ordinaire, la violence faite aux femmes. A quelques variantes près, le scénario était toujours le même. Mises en confiance, les victimes pouvaient être abusées par...