Garnisaires doc 3
La version officielle de la fuite de Louis XVI et de la famille royale - un prétendu enlèvement !- provoqua les épanchements sentimentaux que l'on sait. Mais pour annoncer le retour du roi dans la capitale - en fait son arrestation- on se pressa moins : l'urgence n'était plus à l'ordre du jour. L'Assemblée constituante qui s'était démenée pour diffuser la fausse nouvelle fit, cette fois, preuve de beaucoup moins de zèle. Le ministère de l'Intérieur envoya ses courriers seulement le 23 juin à 11 heures du soir. Et, tout naturellement, la nouvelle arriva à Auriol le 28. Dans l'intervalle, les esprits...
La fuite de Louis XVI et son arrestation à Varennes font partie de ces événements que tout le monde connaît mais qui ne manquent pas de réserver des surprises lorsqu'on est amené à y regarder de plus près. Les historiens nous assurent que "beaucoup de registres municipaux sont muets sur le départ et le retour du roi". Ce n'est pas le cas de ceux d'Auriol. Le prétendu "enlèvement" du roi La délibération de la municipalité en date du 26 juin résonna comme un cri de ferveur et de désespoir : "Mr le maire a dit Mrs quelle triste et doulourese nouvelle ! La famille royalle a été enlevée nous venons...
Illustration : "Il est ordonné à cinq hommes"... Archives communales d'Auriol – Liasse 1H5 Des garnisaires à Auriol Des jeunes conscrits déserteurs par lâcheté ? Difficile à croire. Par mécontentement ? Peut-être bien. Plus sûrement par lassitude. Le fait est incontestable : le nombre des conscrits déserteurs devint particulièrement significatif à Auriol en janvier 1815. Alors que les années précédentes, on aurait pu les compter sur les doigts d'une main, cette soudaine recrudescence entraîna une nouvelle arrivée de garnisaires à Auriol. Ce phénomène de rejet était certainement dû à une grande...
Une directive du ministre de la Guerre On était depuis quelque huit mois sous le Consulat quand le préfet des Bouches-du-Rhône adressa au maire d'Auriol une copie de la lettre écrite par le ministre de la Guerre, à Paris, le 25 messidor an 8 (14 juillet 1800). Ce texte n'annonçait rien moins que la réactivation de "la mesure des garnisaires". Il s'agissait, en fait, de mettre en œuvre la procédure d'exception de triste mémoire qui, au cours des décennies passées, avait soulevé tant de polémiques, provoqué tant de désagréments. La lettre de Lazare CARNOT "Plusieurs généraux divisionnaires et un...
La signature du traité de paix de Lunéville entre la France et l'Autriche, le 9 février 1801, reçut un écho planétaire. Un retentissement inoubliable au point de donner à un citoyen auriolais le désir de marquer la naissance de sa fille du nom de l'événement. La paix de Lunéville Par le traité de Lunéville, la paix régnait enfin sur le continent européen. Voici comment deux écrivains contemporains relatent ces heures exceptionnelles : - Max Gallo : "Et Joseph peut annoncer à Napoléon que l'Autriche a signé à Lunéville le traité de paix qui reprend pour l'essentiel celui de Campoformio et confirme...
Illustration : L'acte de naissance de Jacques Marrat Chaffard avec, en médaillon, la partie de l'index alphabétique portant la modification opérée : Colmar Antonin pascal, sachant que sur l'acte de naissance un changement a été effectué à l'identique. À noter qu'aucune surcharge n'a pu être effectuée sur l'acte figurant dans le deuxième registre d'état civil déposé aux Archives Départementales (dépôt obligatoire depuis 1792). Pour voir cet acte de naissance, consultez le site "Archives 13". Quand l'enregistrement des naissances passa à l'état civil, les citoyens purent choisir pour leurs enfants...
Ill : "Aujourd'hui sixième jour de prairial l'an second de la République française une, indivisible, impérissable et démocratique, à huit heures avant midy,..." Acte de naissance de Marius Brutus ISNARD avec, en médaillon, un extrait de cet acte et une partie de celui de "Jean Baptiste Génie LION". La mise en place du calendrier républicain ne révolutionna pas les pratiques ancestrales des citoyens auriolais en matière d'état civil. Loin s'en faut ! Tout au long de la Révolution, Magdeleine, Jean, Marie, Joseph et les autres se trouvèrent toujours installés en première place dans les actes de naissance....
Ill : Sur le plan : à gauche, le couvent des Capucins et son église détruite pour créer le parking du Cours. L'hôpital (en réalité plutôt un hospice pour les malades pauvres) se trouvait en haut du cours du 4-Septembre, la Mairie actuelle se dresserait en face, de l'autre côté du Grand chemin. Sur la carte postale, l'hôpital serait derrière le Monument aux Morts. La transgression Passé le pont Notre-Dame, une sérénité empreinte de solennité régnait encore sur le cortège. L'hôpital était en vue (voir illustration). Cette bâtisse construite en bordure même du Grand chemin touchait les prés du couvent...
Ill : "(ainsy que dessus a été proposé et délibéré sous l'autorisation dudit me michel LaSalle qui y a mis son décret judiciaire). Et avant de signer led(it) s(ieu)r Velin maire avec le plus grand regret fait part à l'assemblée que hier allant (mot barré) étant à l'hôpital en chaperon avec ledit me michel"... AM d'Auriol, BB 18 F° 101. Cet article de Marcel GUIGOU sur un odieux lancer de boule-de-neige prend une résonance bizarre en ce mois de décembre 2008 où le monde entier a vu le président des Etats-Unis subir un lancer de chaussures... Tout bien considéré, les «attrocités» dont les consuls...